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Cardmatik, Namsso, KiraTCG : vraie arnaque ou drama monté ?

cardmatik site

Si vous suivez l'actualité autour du JCC Pokémon et notamment sur les réseaux sociaux, vous avez certainement vu il y a quelques jours une vidéo publiée sur Youtube. Celle-ci parle d'une arnaque Pokémon opérée par le site Cardmatik. Celle-ci a récoltée déjà plus de 100000 vues et des miliers de commentaires. Dans cette vidéo postée par Kira TCG, évoque notamment le partenariat entre le Youtube Namsso et cette nouvelle société qui propose à la vente des boosters Pokémon digitaux.

Cardmatik, c'est quoi exactement ?

Cardmatik est une boutique en ligne proposant des packs mystères Pokémon virtuels. Le principe est simple : vous achetez un pack, et vous obtenez une carte au hasard parmi une sélection annoncée sur le site, avec des pourcentages d'obtention affichés clairement. Plus la carte est rare et chère, plus le pourcentage est bas. Si la carte obtenue ne vous convient pas, il est possible de la revendre virtuellement directement sur la plateforme.

Le site a rapidement attiré l'attention grâce à des partenariats avec des influenceurs, dont le Youtubeur Pokémon Namsso, qui a lancé un pack à son effigie au prix de 60€ l'unité, avec à la clé des cartes pouvant valoir jusqu'à 1000€.

L'élement déclencheur de ce nouveau drama Pokémon

Tout commence quand KiraTCG, un créateur de contenu connu dans la communauté Pokémon, publie une vidéo d'investigation sur le sujet. Il explique avoir mis en place un programme de scraping des données publiques du site afin d'analyser les vrais taux de drop sur plusieurs centaines d'achats. Résultat : les chiffres seraient très loin des pourcentages annoncés par Cardmatik.

Plus précisément, KiraTCG affirme que le palier le plus bas, censé représenter 40% des tirages, atteindrait en réalité plus de 84% des résultats observés. Autrement dit, la grande majorité des acheteurs tomberait systématiquement sur les cartes les moins chères, bien au-delà de ce que les taux officiels laissent entendre.

Il va encore plus loin : il n'aurait jamais observé les plus grosses cartes tomber dans ses données, notamment le célèbre Giratina Alternatif à 1000€, pourtant régulièrement mis en avant par Cardmatik dans leurs stories Instagram comme ayant été remporté par des joueurs. Selon lui, les pseudos de ces soi-disant gagnants n'apparaissent nulle part dans le classement de fidélité public du site, ce qui soulève de sérieuses questions.

KiraTCG évoque également le caractère addictif du système, comparable selon lui à un casino, avec la possibilité d'ouvrir un nouveau pack en un seul clic juste après l'ouverture du précédent. Il précise avoir alerté la communauté sur ce type de site depuis plusieurs mois déjà.

La réponse de Cardmatik

Plutôt que de répondre directement sous la vidéo, Cardmatik a choisi de publier une série de posts Instagram pour donner sa version des faits. La société y affirme plusieurs choses :

  • Que les mineurs n'ont pas accès à la plateforme, contrairement à ce qu'avance KiraTCG
  • Que l'outil utilisé pour analyser les données ne serait qu'un simple scraper basé sur des données obsolètes, sans accès à leur vraie base de données
  • Que les gros hits ont bien eu lieu et qu'ils disposent de preuves d'envoi pour chaque carte expédiée
  • Que Namsso n'a aucun accès aux systèmes internes ni aux taux de drop

Source : https://www.instagram.com/cardmatik/

Les commentaires ont été désactivés sur leurs publications. La société a par ailleurs annoncé avoir transmis le dossier à ses avocats et engagé des procédures judiciaires en France et en Belgique. Leur position est claire : ils ne souhaitent pas alimenter le débat sur les réseaux sociaux et préfèrent laisser la justice trancher.

Quelques précisions s'imposent cependant. On ignore totalement la nature réelle de ces procédures. Cardmatik ne précise pas contre qui elles sont dirigées, ni sur quel fondement juridique. Dans leur situation, la piste la plus logique serait une plainte pour diffamation à l'encontre de KiraTCG, et non une procédure visant à prouver ou réfuter les accusations d'arnaque. Ce sont deux choses très différentes. Une plainte pour diffamation ne dit rien sur la culpabilité ou l'innocence d'une entreprise : elle vise uniquement à contester la manière dont les accusations ont été formulées et diffusées.

Par ailleurs, il est impossible à ce stade de vérifier si ces procédures ont réellement été engagées. Annoncer des poursuites judiciaires est une chose, les initier concrètement en est une autre. Dans ce type d'affaire, ce genre de déclaration peut parfois avoir pour effet de calmer les discussions et de gagner du temps. Nous ne disons pas que c'est le cas ici, mais il convient de prendre cette information avec la prudence qu'elle mérite, en attendant des éléments concrets et vérifiables.

La réponse de Namsso

De son côté, Namsso a publié ce jour une vidéo de près de 44 minutes sur sa chaîne YouTube pour raconter sa version des faits dans les moindres détails.

Il y retrace toute la chronologie de son partenariat avec Cardmatik : comment il a été approché, les nombreuses réunions en visioconférence, les vérifications qu'il dit avoir effectuées en amont et jusqu'à sa rencontre physique avec KiraTCG après la sortie de la vidéo. Il explique avoir lui-même testé le site en anonyme, reçu une carte chez lui et l'avoir même fait grader avant de signer quoi que ce soit.

Namsso reconnaît que les arguments de KiraTCG lui semblent solides et plausibles, mais insiste sur le fait qu'il lui était impossible de détecter un éventuel trucage avant que le drop soit lancé. Pour lui, tous les voyants étaient au vert : l'entreprise était présente au Gala TCG, avait un contact avec la DGCCRF (difficile à croire sans preuve) et lui inspirait confiance.

Il annonce clairement ne plus être partenaire de Cardmatik à ce jour. Sur la question centrale, il reste prudent : il ne dit ni que c'est une arnaque, ni que ça n'en est pas une. Il attend les conclusions des procédures en cours et s'est dit prêt à en reparler selon le verdict.

À noter : Namsso évoque également avoir subi une vague de harcèlement violente depuis la sortie de la vidéo, avec des menaces envers lui et sa famille, ce qu'il a signalé aux forces de l'ordre.

Qui faut-il croire dans ce drama Pokémon ?

Honnêtement, à ce stade, il est impossible de trancher. Les deux parties se défendent et se dédouanent mutuellement. KiraTCG présente des données qui semblent accablantes, Cardmatik répond que ces données sont incomplètes et non représentatives de leur vrai système.

La vraie question que personne ne peut encore répondre avec certitude, c'est : les taux de drop affichés sur le site étaient-ils réellement paramétrés dans le système, ou Cardmatik se contentait-il d'un stock de cartes dont il définissait lui-même la distribution selon ses envies ? Ce sont deux modèles totalement différents, et à moins d'avoir un accès direct à l'administration du site et à la base de données réelle, il est tout simplement impossible de le savoir de l'extérieur. C'est précisément ce flou qui rend cette affaire aussi difficile à juger, et aussi explosive sur les réseaux.

Qui sont les personnes derrière Cardmatik ?

C'est peut-être la question la plus intéressante, et celle qui reste la moins bien répondue. En fouillant un peu, on apprend que Cardmatik est exploité par une société enregistrée sous le nom SAS La Ligue des Ombres, domiciliée au 60 rue François 1er, 75008 Paris. Dans les mentions légales du site, on trouve également un prénom : Kevin (comme directeur de publication).

Source : Vidéo Youtube sur la chaine de Cardmatik

Selon les données publiques disponibles (comme le site de Pappers), deux dirigeants sont officiellement enregistrés : Benssaid Kaddour, président depuis le 7 février 2025, et Daouairi Fairouz, directeur général depuis la même date. La société a été créée le 29 janvier 2025, soit très récemment. Elle ne compte aucun salarié déclaré.

Malgré le bruit énorme provoqué par cette affaire, on ne sait toujours pas grand-chose sur les véritables visages derrière Cardmatik. Namsso lui-même a évoqué avoir rencontré des dirigeants de la société, mais on ignore si ses interlocuteurs correspondent réellement aux personnes enregistrées légalement ou à des intermédiaires. Des questions qui restent pour l'instant sans réponse.

Les arnaques Pokémon sont de plus en plus sophistiquées

L'affaire Cardmatik ne surgit pas dans un vide. Elle s'inscrit dans un contexte plus large que les collectionneurs Pokémon connaissent malheureusement bien : depuis plus de trois ans, les arnaques liées à l'univers Pokémon se multiplient à une vitesse alarmante sur internet, et elles deviennent au fil du temps de plus en plus difficiles à détecter.

Sans faire de lien direct avec le cas Cardmatik, il est utile de rappeler qu'un réseau bien rodé, déjà documenté et dénoncé sur notre plateforme, a sévi sous de nombreuses identités : Pokebooster, Evocards, Pokedia, DeltaTCG, et bien d'autres encore. Le schéma y est toujours sensiblement le même : quelques commandes livrées dans un premier temps pour récolter des avis et construire une façade de crédibilité, puis les précommandes s'accumulent, les centaines de milliers d'euros rentrent et les colis, eux, ne partent jamais.

Ce rappel n'a pas vocation à établir de comparaison avec l'affaire en cours, mais simplement à replacer cette actualité dans un écosystème où la méfiance reste de mise.

Mais ce qui est frappant, c'est l'évolution des méthodes. Au départ, ces arnaques s'appuyaient sur des centaines de faux avis Trustpilot et de faux réseaux sociaux truffés de photos de stocks et de soi-disant clients satisfaits. Avec le temps et les bénéfices engrangés, les moyens ont grandi. On a vu apparaître des articles dans de grands médias grand public comme Public ou Closer, achetés à prix d'or pour couvrir les arnaques le temps que les précommandes se ferment. Un faux profil Whatnot a même été mis en place pour duper les visiteurs et ajouter une couche de légitimité supplémentaire.

Et il y a un point sur lequel beaucoup d'acheteurs se font encore avoir : la présence d'un numéro SIRET et d'une adresse postale. Beaucoup de gens pensent, à tort, qu'un site avec des mentions légales complètes est forcément fiable. En réalité, il est extrêmement simple de monter une société en France en quelques jours, avec une domiciliation achetée dans un immeuble de standing parisien pour quelques dizaines d'euros par mois. Ces adresses inspirent confiance et c'est précisément pour ça qu'elles sont utilisées. Certains arnaqueurs vont encore plus loin en usurpant les informations d'une société existante mais inactive, récupérant son SIRET et son adresse pour les coller dans leurs mentions légales. La vérification d'un numéro SIRET ne vous dira pas si le site est honnête, elle vous dira simplement qu'une entreprise a été enregistrée à cette adresse.

Ces personnes disposent désormais de ressources financières conséquentes et d'une ingéniosité croissante pour mettre en scène leur crédibilité. Derrière des façades de plus en plus professionnelles, avec de vraies adresses, de vrais numéros d'enregistrement et parfois même de vrais articles de presse, il devient de plus en plus difficile, même pour un acheteur averti, de soupçonner une arnaque. Le vernis légal ne garantit absolument rien.

Que faut-il retenir de cette histoire ?

L'affaire Cardmatik est loin d'être classée. Entre les accusations chiffrées de KiraTCG, les démentis de Cardmatik et la prise de distance de Namsso, la vérité reste suspendue dans l'attente d'une décision judiciaire. Ce qui est certain, c'est que des acheteurs ont dépensé leur argent sur la base de taux annoncés dont la réalité est aujourd'hui sérieusement contestée.

Ce drama rappelle une chose essentielle : dans l'univers Pokémon comme ailleurs, la méfiance reste votre meilleure protection. Les arnaques évoluent, se professionnalisent et investissent massivement pour paraître légitimes. Pokescam continuera à suivre cette affaire et à vous informer dès que de nouveaux éléments viendront éclairer la situation !

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Foire aux questions sur ce drama Pokémon

À ce stade, il est impossible de répondre à cette question de façon définitive. Des accusations sérieuses ont été formulées par KiraTCG, appuyées par des données collectées publiquement sur le site, qui semblent montrer un écart important entre les taux annoncés et les résultats réels observés. De son côté, Cardmatik conteste formellement ces accusations et affirme que les données utilisées sont incomplètes et ne reflètent pas leur vrai système. La société a annoncé avoir transmis le dossier à ses avocats et engagé des procédures judiciaires. Seule la justice sera en mesure de trancher entre ces deux versions contradictoires. En attendant, le terme "arnaque" reste une qualification juridique précise qui ne peut être attribuée qu'après un jugement. Pokescam suit l'affaire de près et mettra à jour cet article dès que de nouveaux éléments officiels seront disponibles.

C'est une question légitime que beaucoup se posent, mais elle mérite une réponse nuancée. Namsso a lui-même reconnu dans sa vidéo de réponse avoir effectué des vérifications en amont avant de signer son partenariat avec Cardmatik, et affirme ne pas avoir eu accès aux systèmes internes du site ni aux paramètres de distribution des cartes. Un influenceur n'est pas un auditeur comptable : il ne dispose pas des outils techniques pour vérifier la fiabilité d'un algorithme de tirage au sort. Si une arnaque a bien eu lieu, la responsabilité pénale repose en premier lieu sur les personnes qui ont conçu et géré le système, et non sur ceux qui en ont fait la promotion de bonne foi. Cela dit, la question de la responsabilité morale d'un influenceur vis-à-vis de sa communauté, notamment quand celle-ci comprend des personnes jeunes, reste entière et mérite d'être posée. Namsso a d'ailleurs annoncé mettre fin à son partenariat avec Cardmatik et s'est dit prêt à redistribuer les sommes perçues si la situation le justifie.

C'est l'une des questions centrales de cette affaire et elle reste sans réponse certaine à ce jour. KiraTCG a soulevé un point intéressant : avec 5000 packs proposés contenant chacun une carte d'une valeur minimale de 20€, cela représenterait au minimum 100 000€ de valeur de cartes en stock, ce qui est considérable. Il a également noté que le délai de livraison annoncé de 12 jours lui semblait anormalement long pour l'envoi d'une simple carte, laissant supposer que celle-ci pourrait être achetée après le tirage plutôt que stockée à l'avance. Cardmatik affirme de son côté posséder les cartes et avoir fourni des preuves d'envoi pour chaque commande livrée. Sans accès à leurs entrepôts et à leur base de données réelle, il est impossible de vérifier l'une ou l'autre de ces versions. C'est précisément ce point qui devrait, dans le cadre d'une procédure judiciaire, faire l'objet d'une vérification par un expert indépendant. Toutefois, vendre un produit non en stock est plutôt banal dans le e-commerce (Dropshipping, test produit...). Le fait que la carte soit en stock ou non n'est pas le problème ici. Du moment que la carte gagnée (avec le taux d'obtention réel) est livrée au client, c'est le principal.

Si vous avez acheté un pack sur Cardmatik et que vous estimez ne pas avoir reçu ce qui vous était promis, plusieurs démarches officielles s'offrent à vous. La première étape est de conserver toutes vos preuves : captures d'écran de votre commande, des taux annoncés au moment de l'achat, des échanges avec le service client et de tout document relatif à votre paiement. Vous pouvez ensuite effectuer un signalement auprès de la DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes) via le site SignalConso, qui est l'organisme compétent pour ce type de litige commercial. Si vous avez payé par carte bancaire, un chargeback (remboursement contesté) auprès de votre banque peut être envisagé dans certains délais. Le dépôt d'une plainte auprès des autorités reste également une option si vous estimez avoir été victime d'une tromperie caractérisée. Évitez en revanche les messages haineux ou le harcèlement en ligne, qui ne feraient que desservir votre cause et pourraient vous exposer à des poursuites.

La question de la légalité de ce type de site est complexe et se situe dans une zone grise du droit français. En principe, proposer des packs mystères avec des probabilités d'obtention affichées n'est pas illégal en soi, à condition que ces probabilités soient réelles, vérifiables et respectées. C'est précisément là que le bât blesse dans cette affaire : si les taux affichés ne correspondent pas aux taux réels appliqués par le système, cela pourrait constituer une publicité mensongère au sens du Code de la consommation, voire une tromperie sur les caractéristiques essentielles du produit vendu. Le caractère potentiellement addictif du système, avec la possibilité d'ouvrir un nouveau pack en un seul clic et de revendre instantanément sa carte, rappelle également le fonctionnement d'un jeu d'argent, un secteur très encadré en France. Cardmatik affirme avoir été en contact avec la DGCCRF et s'être mis en conformité sur plusieurs points. La procédure judiciaire en cours devrait permettre d'éclairer définitivement ces questions, notamment sur la qualification juridique exacte de ce type de service.p>

C'est une réaction humaine et compréhensible que de vouloir pointer du doigt une personnalité publique lorsqu'on a le sentiment d'avoir été lésé. Mais il est important de remettre les choses à leur juste place : un influenceur est avant tout un prestataire de communication. Son rôle se limite à mettre en avant un produit ou un service auprès de sa communauté, en échange d'une rémunération, exactement comme un acteur qui tourne une publicité télévisée. Il n'est ni le concepteur du produit, ni le responsable de son fonctionnement, ni celui qui en définit les règles. Même avec les meilleures vérifications du monde, il est impossible pour une personne extérieure à une entreprise de détecter un éventuel trucage interne d'un algorithme ou d'un système de tirage. C'est précisément ce que Namsso explique dans sa vidéo de réponse, et cette explication est difficilement réfutable. Les menaces, insultes et actes de harcèlement dont certains influenceurs font l'objet dans ce type d'affaire ne sont ni justifiés, ni efficaces, ni légaux. Menacer quelqu'un, même en ligne, constitue une infraction pénale passible de poursuites, quelle que soit la raison invoquée. Si une arnaque est avérée, c'est uniquement vers la société qui a vendu le produit qu'il faut se retourner, via les voies officielles : signalement à la DGCCRF, plainte auprès des autorités, contestation bancaire. C'est là que réside la vraie responsabilité, et c'est là que doit se concentrer toute démarche sérieuse de la part des victimes potentielles..p>

C'est l'un des commentaires qui revient le plus souvent dans les discussions autour de cette affaire, et il mérite qu'on le recadre clairement. Affirmer qu'un site développé avec l'aide de l'IA est forcément une arnaque, c'est aussi logique qu'affirmer que tout site Shopify est frauduleux, ou que le dropshipping est illégal par nature. Ce sont des raccourcis qui ne reposent sur aucune réalité. Ce qui fait une arnaque, ce n'est pas l'outil utilisé pour construire un site : c'est l'intention de la personne qui se trouve derrière. Un site codé en HTML, monté sur WordPress ou construit avec l'aide d'une IA peut tout aussi bien être parfaitement honnête que totalement frauduleux. La technologie n'a strictement rien à voir là-dedans. L'intelligence artificielle est aujourd'hui présente dans notre quotidien, souvent sans qu'on s'en rende compte. Les suggestions de votre moteur de recherche, les filtres de votre application photo, les recommandations de votre plateforme de streaming : tout cela repose sur de l'IA. Pour de nombreux entrepreneurs ou petites structures, c'est un outil qui permet de dépasser des limites techniques et de concrétiser des projets qui auraient été difficiles à réaliser autrement. Vous avez le droit de ne pas apprécier cette technologie, c'est une position respectable. Mais insinuer qu'un site fait avec l'IA est suspect par nature est un argument infondé, qui n'apporte rien au débat et détourne l'attention des vraies questions à poser dans cette affaire.

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